Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/festivaluq/www/config/ecran_securite.php on line 283
L’édito de Frédérique Bredin, présidente du CNC - Festival du Film de Sarlat

26ème édition du 14 au 18 novembre 2017

Festival du Film de Sarlat

L’édito de Frédérique Bredin, présidente du CNC

L’édito de Frédérique Bredin, présidente du CNC

« Ne pas avoir vu le cinéma de Ray revient à exister dans le monde sans avoir vu le soleil ou la lune » estimait le grand cinéaste japonais Akira Kurosawa. Pour sa 25ème édition, le festival du film de Sarlat rend hommage au cinéma indien, pour accompagner le film sélectionné par le CNC et le Ministère de l’Education nationale pour le baccalauréat des lycéens en option cinéma, le magnifique Charulata,réalisé en 1964 par ce grand admirateur de Renoir et de Rossellini qu’était l’immense cinéaste bengali Satyajit Ray.
Inoubliables, les grandsyeux d’onyx de MadhabiMukherjee reflétant l’activité intérieure de la belleCharulata, qui donnent à voir, par son prisme, le monde autour d’elle. Outre le focus sur le cinéma indien de très grande qualité, le festival décline une excellente programmation rassemblant des œuvres du monde entier primées dans les plus grands festivals internationaux.Accueillant des lycéens de classe de terminale littéraire option cinéma, venus de toute la France, le festival leur propose de nombreuses projections et des rencontres avec des intervenants de la profession.Il leur offre également d’apprendre la réalisation en leur permettant de tourner des mini-séquences sous l’œil aguerri de professionnels.
Il faut souligner la qualité pédagogique du festival de Sarlat, qui s’inscrit dans la politique de sensibilisation et d’éducation artistique du jeune public conduite par le CNC, et à laquelle je suis très attachée. Car éduquer au cinéma, c’est aussi éduquer à l’image. Et alors que nous passons des années à apprendre aux enfants à lire, est-il possible, dans une époque qui se distingue, comme jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité par l’image, de ne pas leur apprendre à mieux les regarder et les comprendre ? Comme tout langage, l’image a une grammaire spécifique. Eduquer le regard, c’est prendre toute la mesure de l’intentionnalité d’un plan, d’un montage, c’est former un esprit critique, et une faculté de jugement face à la subjugation des images.
Je suis très heureuse d’apporter à nouveau mon soutien à ce formidable festival et tiens à saluer le travail remarquable réalisé, année après année, par Pierre-Henri Arnstam, son président, Marc Bonduel, son délégué général, et toutes leurs équipes.

Frédérique Bredin
Présidente du CNC

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.